Limites du modèle FRBR

Ne pas perdre la richesse des métadonnées

L'acceptation d'une mutualisation accrue dans la constitution des données descriptives, ainsi que d'un changement radical dans la structure des catalogues, ne doit pas se faire au détriment de l'efficacité des recherches bibliographiques. Le passage au modèle FRBR, qui impliquera vraisemblablement à terme de renoncer au format UNIMARC, pourra-t-il se faire sans perdre la richesse descriptive que permettent les normes et le format actuels ? Il est plus que probable que les éventuelles pertes en terme de quantité d'information seront largement compensées par le gain que constituera la formation systématique de liens, ainsi que l'extraction des oeuvres des notices d'exemplaires. Mais en adoptant RDA, il faudra aussi probablement renoncer à certains éléments descriptifs chers à des normes catalographiques françaises parfois plus complexes que celles de nos voisins. L'enjeu est donc de trouver un équilibre entre richesse et efficience des catalogues.

Accompagner l'usager

Si le modèle FRBR permet un type de recherche beaucoup plus proche des habitudes développées par les internautes que les catalogues actuels, il n'en demeure pas moins qu'il est nécessaire de prévoir un temps d'adaptation pour les lecteurs après la mise en place de nouvelles structures. Seule une interface au sein de laquelle l'oeuvre est véritablement placée au coeur de la description permet de rendre de manière pleine et entière l'évolution que constitue la "FRBRisation" d'un catalogue. Les éditeurs de SIGB savent que l'enjeu de la FRBRisation passe surtout, au-delà des modifications de structure des données, par une réflexion sur l'ergonomie des interfaces de recherche.

rda@abes

Lisez et faites lire le numéro 87 d’Arabesques ! (jeu., 12 oct. 2017)
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