Le FRBR avec ou sans RDA

Les critiques à l'encontre du RDA sont nombreuses. Or, comme le rappelle Françoise Leresche, "l'enjeu majeur pour les bibliothèques aujourd'hui c'est d'être présentes sur le web de données". Dans cette optique, ce qui importe, c'est le modèle FRBR, avec ou sans RDA. Il est en effet possible de mettre en œuvre le modèle FRBR par d'autres moyens : l'IFLA a d'ailleurs entrepris de publier dans l'Open Metadata Registry d'autres standards comme l'ISBD, afin de pouvoir les représenter en RDF. Ses modèles FRBR et FRAD ont été également été publiés, et l'UNIMARC lui-même est en projet.


La question des formats se pose donc avec acuité et nul ne sait aujourd'hui quelle hypothèse sera privilégiée par les agences bibliographiques nationales – nonobstant le fait que celles-ci devront respecter les normes... et RDA en est une.


Cependant, il est d'ores et déjà possible de faire des catalogues FRBR : plusieurs éditeurs de logiciels de gestion s'essayent au FRBR en utilisant leur propre interprétation du FRBR, à partir du format UNIMARC et sans RDA (la BNF, PMB, Decalog, AFI). Les éditeurs de portail commercialisent des portails web sémantiques (Armadillo, et MondoIn en projet pour InMedia) qui sont capables de récupérer n'importe quel type de format de données, pourvu qu'il soit exprimé en RDF, agrégeant ainsi notices catalographiques et documents numériques, quelles que soient leur forme et leur source.

 

rda@abes

Lisez et faites lire le numéro 87 d’Arabesques ! (jeu., 12 oct. 2017)
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